Efficacité énergétique de l’industrie agroalimentaire

Production de froid, cuisson, lavage, séchage : l’agroalimentaire combine des besoins de froid et de chaleur sur un même site. C’est le terrain idéal pour la régulation du froid et la récupération de chaleur.

Secteur · Industrie

En bref

L’industrie agroalimentaire consomme à la fois du froid (conservation, process) et de la chaleur (cuisson, lavage, pasteurisation). Selon la feuille de route de décarbonation des IAA du ministère de l’Économie, le secteur est électrifié à 33 % de ses besoins, principalement pour la force motrice et la production de froid ; selon l’ADEME, il représente 31 % du gisement de chaleur fatale industrielle. Les leviers prioritaires : régulation HP et BP flottante des groupes froids, récupération de chaleur, pompes à chaleur sur chaleur fatale.

  • HP flottante (IND-UT-116) et BP flottante (IND-UT-115) sur les groupes froids.
  • 31 % du gisement de chaleur fatale industrielle selon l’ADEME (2017).
  • PAC sur chaleur fatale : fiche IND-UT-137.
  • La fiche industrielle de récupération sur groupe froid (IND-UT-117) est abrogée.

Le froid et le chaud, sur le même site.

Un site agroalimentaire refroidit ses produits et ses locaux tout en chauffant de l’eau pour le nettoyage ou la cuisson. Les groupes froids rejettent de la chaleur, les fours et chaudières perdent de l’énergie dans leurs fumées, les eaux de lavage repartent chaudes. La brochure de l’ADEME sur la chaleur fatale souligne que l’agroalimentaire, qui concentre 14 % de la consommation de combustibles de l’industrie, représente 31 % de son gisement de chaleur fatale. Nous cartographions ces flux pour relier les rejets aux besoins.

Prime CEE

Les fiches CEE mobilisables

FicheOpérationCe qu’il faut savoir
IND-UT-116HP flottante14 300 kWh cumac par kW électrique en zones H1 et H2 (condensation à air).
IND-UT-115BP flottante1 500 kWh cumac par kW électrique, toutes zones.
IND-UT-104Économiseur sur chaudière vapeurChaudière vapeur de moins de 20 MW au gaz naturel ou au GPL.
IND-UT-137PAC sur chaleur fataleExclut la chaleur issue du refroidissement d’un process en circuit fermé côté évaporateur d’un groupe frigorifique.
RES-CH-108Chaleur fatale vers un réseau ou un tiersMoins de 12 GWh/an valorisés, contrat de fourniture.

La fiche IND-UT-117 (récupération de chaleur sur groupe froid en industrie) est abrogée depuis le 1er août 2025 : une opération spécifique peut être étudiée. Catalogue du 15/10/2026.

Réglementation

Les obligations à vérifier

  • Audit énergétique obligatoire

    À partir de 2,75 GWh/an de consommation d’énergie finale : audit tous les quatre ans et plan d’action ; à partir de 23,6 GWh/an : système de management de l’énergie certifié ISO 50001. Le guide.

Notre démarche

  1. 01

    Diagnostic

    Consommations par usage, équipements, horaires et contraintes d’exploitation.

  2. 02

    Priorisation

    Actions classées par gain estimé, investissement et obligation réglementaire.

  3. 03

    Financement

    Fiches CEE, Coup de pouce, leasing ou tiers-financement, avant tout devis.

  4. 04

    Travaux

    Coordination des interventions sans interrompre votre activité.

  5. 05

    Suivi

    Mesure des consommations et comparaison avec les gains estimés.

FAQ

Questions fréquentes

Quelle part de l’énergie va au froid dans l’agroalimentaire ?

Le ministère de l’Économie indique que le secteur est électrifié à hauteur de 33 % de ses besoins énergétiques, principalement pour la force motrice et la production de froid. Nous n’avons pas trouvé de chiffre officiel récent sur la part du froid seule : elle se mesure site par site.

La HP flottante est-elle adaptée à une usine agroalimentaire ?

Oui, sur les groupes froids régulés en haute pression fixe. La fiche IND-UT-116 la finance dans l’industrie, sans exiger d’étude technique préalable.

Peut-on encore obtenir des CEE pour récupérer la chaleur d’un groupe froid industriel ?

Pas avec la fiche IND-UT-117, abrogée au 1er août 2025. Selon le projet, une opération spécifique, un stockage de chaleur fatale ou une valorisation vers un tiers peuvent être étudiés.

Faut-il un audit énergétique ?

Oui si le site consomme au moins 2,75 GWh d’énergie finale par an, ce qui est fréquent dans l’agroalimentaire. Au-delà de 23,6 GWh, un système de management de l’énergie certifié ISO 50001 est obligatoire.

Parlons de votre projet.

Présentez-nous votre site et vos objectifs pour définir la prochaine étape.